La faute attend son heure, elle est là, tapie dans lombre
Derrière le « e » qui de surprise reste muet !
LInsaisissable hante le texte dans la pénombre
Elle se déplace, les majuscules font le guet !
Opportuniste en diable, cest le diable qui linspire
La faute progresse plus vite et senhardit !
Elle a repéré le « h » alors que lui naspire
Quau châtiment qui fera choir cette chienlit !
Le poète est faible derrière sa plume doiseaux
La faute est forte, elle peut voler !
Elle y met deux « l » et se cache derrière le « o »
Le poète est faible, il ne la pas vu arriver !
Derrière sa plume étourdie il rêve de déesses callipyges
Il les voit se dessiner dans un bruissement de papier !
Le poète est faible vous dis-je !
Allez ! « Faute avouée est à moitié pardonnée ! »

Duvet noir.
Huile sur bois.
Delphine Priollaud.
Dabord
Commencer par peindre une caresse !
La plume doit être son guide !
Elle doit provenir dun oiseau lyre
Pour quelle saccorde avec sagesse
A ces mots doux quune humeur languide
Professe sans cesse dans un délire !
Puis
Envelopper cette caresse dans un nuage de parfum.
Le nuage devra être vaporeux et volatile,
On doit suivre la caresse à son sillage !
Ensuite
Laisser sécher pendant tout un chagrin !
Faire revenir les souvenirs les plus doux !
Laisser la plume courir sur la joue !
Enfin
Le mieux est d'attendre que les yeux s'illuminent !
C'est ainsi quune caresse se termine !
Caresse.
Rémi Zanatta.

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