VERS DES SABLES   
 
 
Jeudi 13 octobre 2005


Les larmes sont des maîtresses égoïstes,
Elles coulent de leur propre volonté,
Elles inondent les joues du violoniste,
Et sont le reflet de son âme écorchée.

Pleurer demande une technique pointue
Que les artistes ont murmuré en silence.
Celle qui les abreuve de la mielleuse ciguë
Et leur montre la voie de la jouissance.
 
Tout commence par une longue note pure,
Elle s’attarde, caresse le cœur meurtri.
Le cœur gros est nu et révèle sa fêlure,
L’oiseau bleu à peine né, est tombé de son nid.
 
Le bleu de son cœur s’est ensuite étendu,
Il est remonté, coulant le long de sa poitrine.
Il a atteint la gorge submergée par le reflux
Puis une vague déferlante à emplit les narines.
 
La vague têtue à tout emporté, tout supprimé,
Rapide comme l’éclair elle a fait son office.
Maintenant, il ne reste que les yeux pour pleurer,
Désormais, les larmes sont prêtes, elles jaillissent.
 
 
 
 
 
 

par chris2lire publié dans : poésie
Mercredi 12 octobre 2005
 


     
 
 
Traces d’Avida Dollar, souvenirs oniriques,
Qui sont ses fous qui se rient d’une Amérique ?
Lestée de ses peurs, vidée de ses humeurs guerrières,
Voilà que l’on respire à plein poumon ce nouvel air.
Un air de liberté, de retrouvailles avec la paix
Vieille connaissance que l’on avait oublié !
Les fous s’enlacent, n’ont peur de rien,
Voilà comment j’aime les américains.
 
      
  

par chris2lire publié dans : poésie
Dimanche 9 octobre 2005


Il est 14h42, le train A démarre de la gare Z...

Deux minutes plus tard, le même scénario se déroule pour le train B dans la gare Y distante de deux cent soixante neuf kilomètres...



S'engage alors une course poursuite échevelée. Mais la lutte est inégale, le train A roule à 125 km/h et le train B, à 142 km/h !



En ce début de printemps, le train A traverse des plaines régulières vouées aux cultures céréalières. Le train B, lui, achemine ses voyageurs dans un paysage escarpé de montagnes et de vallées.

Les deux trains avancent à une allure proportionnelle à la difficulté topographique des paysages traversés.



Soudain c'est le drame ! La télécommande des aiguillages est en panne ! La réparer prendra 56 mn !

Dorénavant, tout s'enchaîne...Le colonel Moutarde est retrouvé assassiné avec le chandelier dans le troisième wagon ! A quelques milliers d'années lumières de la terre une étoile explose ! Un automobiliste qui roulait plus vite que le train B est verbalisé ! Un pigeon passe au-dessus du gendarme en train de verbaliser l'automobiliste et lâche une fiente ! Un robinet fuit et remplit une baignoire ! Oui mais, en combien de temps ?



C'est à ce moment précis de l'instant présent que Maria redresse la tête de sa feuille, se lève de son bureau, d'un pas pesant elle se rend dans la salle d'eau où elle ouvre l'armoire à pharmacie et prend... une aspirine.



Lundi 3 octobre 2005



Accélération des battements
Le cœur en surrégime.
 
La machine rugit, hurle tonitruante,
Elle bondit de sa stèle, lancée sur orbite,
Crachant le sable, poussiéreuse et fumante,
Familier équilibre en bordure des limites.
 
La voie est rude, le chemin raide,
Le sable fouette, pique les chairs tendres.
 
Le soleil frappe, il mord les yeux,
Les muscles tendus en une douce souffrance,
Les mains serrées sur les poignées, nerveux,
L’homme attaque son chemin d’abondance.

 
 
 
 

 
 

par chris2lire publié dans : poésie
Dimanche 2 octobre 2005



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Etranges lucioles
Immuables dans le temps
Rêve d’un été.

par chris2lire publié dans : haîku
 

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