VERS DES SABLES   
 
 
Vendredi 4 août 2006
Elle n'est plus verte ma vallée...
 
Les flammes tempêtes,
Leurs langues acérées,
En une autre planète
L'ont brutalement transformé.
 
Les pins autrefois caressés
Par les vents du destin,
Semblent maintenant figés
Dans une coque d'étain.
 
Les oiseaux ne chanteront plus,
Leurs trilles, leurs envolés,
Le bruissement de leurs ailes pointues,
Ne résonneront plus dans ma vallée.
 
 
 
 
 
 
 
par chris2lire publié dans : poésie
Jeudi 13 octobre 2005


Les larmes sont des maîtresses égoïstes,
Elles coulent de leur propre volonté,
Elles inondent les joues du violoniste,
Et sont le reflet de son âme écorchée.

Pleurer demande une technique pointue
Que les artistes ont murmuré en silence.
Celle qui les abreuve de la mielleuse ciguë
Et leur montre la voie de la jouissance.
 
Tout commence par une longue note pure,
Elle s’attarde, caresse le cœur meurtri.
Le cœur gros est nu et révèle sa fêlure,
L’oiseau bleu à peine né, est tombé de son nid.
 
Le bleu de son cœur s’est ensuite étendu,
Il est remonté, coulant le long de sa poitrine.
Il a atteint la gorge submergée par le reflux
Puis une vague déferlante à emplit les narines.
 
La vague têtue à tout emporté, tout supprimé,
Rapide comme l’éclair elle a fait son office.
Maintenant, il ne reste que les yeux pour pleurer,
Désormais, les larmes sont prêtes, elles jaillissent.
 
 
 
 
 
 

par chris2lire publié dans : poésie
Mercredi 12 octobre 2005
 


     
 
 
Traces d’Avida Dollar, souvenirs oniriques,
Qui sont ses fous qui se rient d’une Amérique ?
Lestée de ses peurs, vidée de ses humeurs guerrières,
Voilà que l’on respire à plein poumon ce nouvel air.
Un air de liberté, de retrouvailles avec la paix
Vieille connaissance que l’on avait oublié !
Les fous s’enlacent, n’ont peur de rien,
Voilà comment j’aime les américains.
 
      
  

par chris2lire publié dans : poésie
Lundi 3 octobre 2005



Accélération des battements
Le cœur en surrégime.
 
La machine rugit, hurle tonitruante,
Elle bondit de sa stèle, lancée sur orbite,
Crachant le sable, poussiéreuse et fumante,
Familier équilibre en bordure des limites.
 
La voie est rude, le chemin raide,
Le sable fouette, pique les chairs tendres.
 
Le soleil frappe, il mord les yeux,
Les muscles tendus en une douce souffrance,
Les mains serrées sur les poignées, nerveux,
L’homme attaque son chemin d’abondance.

 
 
 
 

 
 

par chris2lire publié dans : poésie
Dimanche 4 septembre 2005
Voilà longtemps que j'ai laissé mon foyer
Mon île brune et sa moiteur de glaise
Pour de lourdes chimères azurées
Et leurs lumières nacrées de braises.

Dans mon périple incertain et chaotique,
Ivre de vin sucré et de miel d'Abyssinie
J'ai vu tout un cortège de visions oniriques
Des parfums musqués et d'autres fleuris.

J'ai vu une salamandre aux reflets pailletés
Jouer du luth derrière une feuille de thé.

J'ai vu une pipistrelle effrontée et pipelette,
Converser avec un paon sur une escarpolette.

J'ai vu le soleil se coucher dans l'océan
Après avoir lissé les plumes d'un cormoran.

J'ai vu la pluie piquante couler en ribambelle
Vers des rivières nourries de cette eau immortelle.

J'ai vu le temps et son horrible chronomètre
Manger des vol-au-vent avant de disparaître.

J'ai vu un ange qui passait pas là,
Le silence se fît et tout se brisa.

Je me reveillais alors, bercée d'amertume
Un cri coincé au bord des lèvres.
Les yeux embués et remplis d'écume
Suant le feu et brûlante de fiêvre.




 
par chris2lire publié dans : poésie
 
 
Blog : Philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus