Mardi 28 juin 2005

 

Duvet noir.

Huile sur bois.

Delphine Priollaud.

 

                                                                         

D’abord…

 

Commencer par peindre une caresse !

La plume doit être son guide !

Elle doit provenir d’un oiseau lyre

Pour qu’elle s’accorde avec sagesse

A ces mots doux qu’une humeur languide

Professe sans cesse dans un délire !

 

Puis…

 

Envelopper cette caresse dans un nuage de parfum.

Le nuage devra être vaporeux et volatile,

On doit suivre la caresse à son sillage !

 

Ensuite…

 

Laisser sécher pendant tout un chagrin !

Faire revenir les souvenirs les plus doux !

Laisser la plume courir sur la joue !

 

Enfin…

 

Le mieux est d'attendre que les yeux s'illuminent !

C'est ainsi qu’une caresse se termine !

  

Caresse.

Rémi Zanatta.

 

 

 

 

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Mardi 28 juin 2005

Je pars dans l’océan d’écume

Quittant mon port du bout des lèvres,

Vieux gréement sans amertumes,

Je vole sur des vagues d’orfèvres.

 

De grands vaisseaux blancs et criards,

Accompagnent bruyamment mon départ.

Ils frôlent mes voiles de leurs plumes

Comme la caresse du vent sur les dunes.

 

Le bois craque,

Ma coque griffe

Ce grand cloaque

Qui m’ébouriffe.

 

Le large enfin déroule son horizon

Jusqu’aux Amériques puis les îles Salomon.

Plus tard viendra la Polynésie, l’archipel des Tuamotu

Pour franchir le Cap Horn, le Cap des fous.

 

Mon mât se mettra au diapason

Du tropique du capricorne

Nous naviguerons ton sur ton

Jusqu’à l’Afrique et sa corne.

 

Le vent siffle

Les voiles claquent

Ma coque gifle

Les vagues attaquent.

 

Le pont ruisselle d’embruns blafards

L’écume s’étale en étendard,

Je tangue et roule sauvagement,

Dans les ornières de l’océan.

 

Et quand le soleil crève les nuages oppressants

De ses traits obliques de lumières dégoulinantes

Je vogue sous les rayons ardents

Jusqu’à mon île, mon port de Nantes.

 

 

 

 

 

 

Par chris2lire - Publié dans : poésie
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Mardi 28 juin 2005

La faute attend son heure, elle est là, tapie dans l’ombre

Derrière le « e » qui de surprise reste muet !

L’Insaisissable hante le texte dans la pénombre

Elle se déplace, les majuscules font le guet !

 

Opportuniste en diable, c’est le diable qui l’inspire

La faute progresse plus vite et s’enhardit !

Elle a repéré le « h » alors que lui n’aspire

Qu’au châtiment qui fera choir cette chienlit !

 

Le poète est faible derrière sa plume d’oiseaux

La faute est forte, elle peut voler !

Elle y met deux « l » et se cache derrière le « o »

Le poète est faible, il ne l’a pas vu arriver !

 

Derrière sa plume étourdie il rêve de déesses callipyges

Il les voit se dessiner dans un bruissement de papier !

Le poète est faible vous dis-je !

Allez ! « Faute avouée est à moitié pardonnée ! »

 

Par chris2lire - Publié dans : poésie
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