VERS DES SABLES   
 
 
Jeudi 13 octobre 2005


Les larmes sont des maîtresses égoïstes,
Elles coulent de leur propre volonté,
Elles inondent les joues du violoniste,
Et sont le reflet de son âme écorchée.

Pleurer demande une technique pointue
Que les artistes ont murmuré en silence.
Celle qui les abreuve de la mielleuse ciguë
Et leur montre la voie de la jouissance.
 
Tout commence par une longue note pure,
Elle s’attarde, caresse le cœur meurtri.
Le cœur gros est nu et révèle sa fêlure,
L’oiseau bleu à peine né, est tombé de son nid.
 
Le bleu de son cœur s’est ensuite étendu,
Il est remonté, coulant le long de sa poitrine.
Il a atteint la gorge submergée par le reflux
Puis une vague déferlante à emplit les narines.
 
La vague têtue à tout emporté, tout supprimé,
Rapide comme l’éclair elle a fait son office.
Maintenant, il ne reste que les yeux pour pleurer,
Désormais, les larmes sont prêtes, elles jaillissent.
 
 
 
 
 
 

par chris2lire publié dans : poésie
 
 
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