VERS DES SABLES   
 
 
Vendredi 2 décembre 2005

Peaux gourmandes d’un désir capiteux,
Nourries du souffle des amants impatients.
La sève salée suinte des corps ardents
Et coule sur leurs flancs en diamants précieux.

Les yeux mi-clos, les mains mêlées,
Les corps entament une danse serpentine,
Un ballet ondoyant d’une grâce maligne
Un rite mystérieux aux reflets cérusés.
 
En une lente agonie, les corps s’embrasent
Ils frémissent soudain d’un désir intrépide
Une aura s’empare de leurs étreintes impavides
Enveloppant leurs chairs d’une follicule d’extase.
 
Assoiffés et hagards, dans une symphonie pathétique,
Les corps délirants et rebelles en une lutte hardie
Bataillent ardemment pour faire naître l’empathie
Qui les emportera, vibrant, dans un délice chaotique.
 
Mais pour l’heure, la bataille est rude
Les forces se jaugent et s’estiment
La rencontre comble un abîme
Elle se transforme alors en plénitude.
 
Les corps meurtris s’enroulent et se déroulent,
Une liqueur sacrée coule et se répand,
Sur un rayon de lune, elle glisse lentement,
Le long des amants roulant sous la houle.
 
 
 
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