Voilà longtemps que j'ai laissé mon foyer
Mon île brune et sa moiteur de glaise
Pour de lourdes chimères azurées
Et leurs lumières nacrées de braises.
Dans mon périple incertain et chaotique,
Ivre de vin sucré et de miel d'Abyssinie
J'ai vu tout un cortège de visions oniriques
Des parfums musqués et d'autres fleuris.
J'ai vu une salamandre aux reflets pailletés
Jouer du luth derrière une feuille de thé.
J'ai vu une pipistrelle effrontée et pipelette,
Converser avec un paon sur une escarpolette.
J'ai vu le soleil se coucher dans l'océan
Après avoir lissé les plumes d'un cormoran.
J'ai vu la pluie piquante couler en ribambelle
Vers des rivières nourries de cette eau immortelle.
J'ai vu le temps et son horrible chronomètre
Manger des vol-au-vent avant de disparaître.
J'ai vu un ange qui passait pas là,
Le silence se fît et tout se brisa.
Je me reveillais alors, bercée d'amertume
Un cri coincé au bord des lèvres.
Les yeux embués et remplis d'écume
Suant le feu et brûlante de fiêvre.
Mon île brune et sa moiteur de glaise
Pour de lourdes chimères azurées
Et leurs lumières nacrées de braises.
Dans mon périple incertain et chaotique,
Ivre de vin sucré et de miel d'Abyssinie
J'ai vu tout un cortège de visions oniriques
Des parfums musqués et d'autres fleuris.
J'ai vu une salamandre aux reflets pailletés
Jouer du luth derrière une feuille de thé.
J'ai vu une pipistrelle effrontée et pipelette,
Converser avec un paon sur une escarpolette.
J'ai vu le soleil se coucher dans l'océan
Après avoir lissé les plumes d'un cormoran.
J'ai vu la pluie piquante couler en ribambelle
Vers des rivières nourries de cette eau immortelle.
J'ai vu le temps et son horrible chronomètre
Manger des vol-au-vent avant de disparaître.
J'ai vu un ange qui passait pas là,
Le silence se fît et tout se brisa.
Je me reveillais alors, bercée d'amertume
Un cri coincé au bord des lèvres.
Les yeux embués et remplis d'écume
Suant le feu et brûlante de fiêvre.
par chris2lire
publié dans :
poésie

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