Sur les draps fatigués la lune respire
Elle suinte à travers les carreaux sales
Sa silhouette gironde, son visage cachemire
Illumine ce moment de délice nuptial.
Une échine argentée se dessine en escapade
L’échappée se rebelle par une dérobade
Une jambe d’étain s’enroule en écharpe
Autour du corps tendu comme une harpe.
La clarté bleue des amants luminescents
Leurs gestes tendres et leur danse lubrique
Transforme la couche en écrin incandescent
L’éperonnant d’un long chant érotique.
Les corps d’argile, obscurs et nerveux
Basculent lentement, confiant des aveux
Epuisant le traversin en mordache
Troublant le faune égaré qui se cache.
Sombre secret de cette nuit intime
La brèche s’est ouverte sur une porte dérobée
Elle révèle aux amants le plaisir ultime
Celui qui est composé pour être partagé.
par chris2lire
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On aura tout lu !
Juste un point, en bas des reins
Une fine pique fulgurante
Une soudaine envie violente
Un léger parfum libertin.
Juste un point, un cri
Une réplique sismique
Un chant symphonique
Une trace d’hérésie.
Juste un point, une douleur
Un déchirement vif et suraigu
Un crépuscule profond et absolu
Un débordement de couleur.
Une torture aiguisée et envoûtante
Une généreuse griffure de velours
Une large piqûre d’amour
Une blessure pleine et béante.
Ma peau bourrue t’appelle
Elle se fait gourmande
Satisfaite que tu bandes
Dans un désir confidentiel.
par chris2lire
publié dans :
On aura tout lu !
Peaux gourmandes d’un désir capiteux,
Nourries du souffle des amants impatients.
La sève salée suinte des corps ardents
Et coule sur leurs flancs en diamants précieux.
Les yeux mi-clos, les mains mêlées,
Les corps entament une danse serpentine,
Un ballet ondoyant d’une grâce maligne
Un rite mystérieux aux reflets cérusés.
En une lente agonie, les corps s’embrasent
Ils frémissent soudain d’un désir intrépide
Une aura s’empare de leurs étreintes impavides
Enveloppant leurs chairs d’une follicule d’extase.
Assoiffés et hagards, dans une symphonie pathétique,
Les corps délirants et rebelles en une lutte hardie
Bataillent ardemment pour faire naître l’empathie
Qui les emportera, vibrant, dans un délice chaotique.
Mais pour l’heure, la bataille est rude
Les forces se jaugent et s’estiment
La rencontre comble un abîme
Elle se transforme alors en plénitude.
Les corps meurtris s’enroulent et se déroulent,
Une liqueur sacrée coule et se répand,
Sur un rayon de lune, elle glisse lentement,
Le long des amants roulant sous la houle.
par chris2lire
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On aura tout lu !
Préambule : cet espace n'est pas autorisé à Alexandre et je lui en demande pardon ! ;o))
L’épaule dorée offerte aux baisers,
Ma chaire se dévoile
Nue.
Ma peau velouté aux reflets épicées,
Ta langue la régale
Cru.
Tes gestes ont la douceur du sable
Ils coulent sur les dunes
Les survolent en caresses coupables
Violents comme une plume.
Les lèvres humides, le souffle chaud,
Mon corps se tend
Dur.
Le ventre aigu, l’horizon clos
Mon sexe se fend
Impur.
Ma bouche chahute, tes yeux chavirent
Elle taquine l’opercule de ton sexe
Remonte le long de tes hanches de porphyre
Pour inciser ta peau comme un silex.
Tes vagues houleuses me ravagent
Je courbe l’échine
Charnue.
Le plaisir atteint mon visage
Il s’illumine
Vaincu.
par chris2lire
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On aura tout lu !

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